I miss you Veronica Mars

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Les OS du concours "Amour"

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1 Les OS du concours "Amour" le Dim 13 Fév 2011, 23:27

cha

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Clef à molette de Weevil
Et voilà les amies, je vous publie les OS du concours!

A vous de lire et de voter!


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L'amour reste un combat...un combat entre ce qu'on est et ce que l'être aimé voudrait qu'on soit...

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2 OS Mathilde le Dim 13 Fév 2011, 23:28

cha

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Clef à molette de Weevil
OS saint valentin
Mathilde



Veronica se leva ce matin là, beaucoup plus tard que les autres jours. La Saint Valentin… elle avait horreur de cette fête qu’elle trouvait particulièrement ridicule et inutile. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle était bien décidée à rester enfermée chez elle et à passer une journée normale avec son père. Wallace passerait éventuellement la voir et peut être Mac aussi, oui ce serait une journée banale pour la petite blonde, enfin, c’est ce qu’elle pensait…

Quand elle arriva dans la cuisine pour prendre son petit-déjeuner, c’est avec surprise qu’elle découvrit qu’un cadeau avait été déposé sur la table, intriguée elle s’avança pour aller voir ce que c’était.
Le cadeau était emballé dans du papier rouge assez sobre et était en forme de cœur, il y avait une petite carte posée dessus sur laquelle était écrit « N’ouvre pas », elle ne reconnut pas l’écriture. C’était absurde, pourquoi faire un cadeau et demander à ce que l’on ne l’ouvre pas ? Et qui avait bien pu lui faire un cadeau ? C’était peut être juste une plaisanterie douteuse, ou alors il était destiné à son père. Enfin, qui lui offrirait un cadeau rouge et en forme de cœur ?

Veronica : Papa ?!

Keith sortit de sa chambre pour vor ce que sa fille voulait bien qu’il en avait une petite idée.

Keith : Oui ?
Veronica, lui montrant le cadeau : Tu sais c’est de qui ?
Keith : Non, j’ai entendu sonner ce matin et je l’ai trouvé devant la porte, la personne qui l’a déposé était déjà partie. Mais ce n’est pas difficile de deviner qui te l’a offert.

En réalité Keith avait menti, il savait très bien qui lui avait offert puisqu’il était complice avec l’expéditeur mais il avait juré de garder son identité secrète.
Veronica ne répondit pas. Qui avait bien pu lui faire un cadeau pour la Saint Valentin à part Piz ? Mais la manière de lui offrir ne lui ressemblait pas du tout, cela n’avait aucun sens. De plus, elle était persuadée que son père lui cachait quelque chose, il savait pourtant très bien qu’elle détestait les surprises.
Elle poussa un long soupir et ouvrit le cadeau, c’était une boîte de chocolat avec une seconde carte où était écrit « Je t’avais dit de ne pas ouvrir, curieuse ! Excuse moi de t’offrir quelque chose qui fait grossir. Bon, maintenant que j’ai la preuve que tu es curieuse je suppose que tu voudras savoir qui je suis, si tu ne l’as pas déjà deviné Miss Détective. Mais je ne vais pas te laisser la tâche si aisée. Si tu allais profiter du soleil, faire un petite tour à la plage, tu trouveras peut être des réponses. Bonne chance ! »

Veronica reposa la carte, encore plus perdue qu’avant. Elle hésitait, dans quoi est ce qu’elle allait se lancer et est ce que ça valait le coup de suivre les instructions ?
Elle décida finalement d’y aller. Elle attrapa son sac et se dirigea vers la porte.

Keith : Tu vas où ?
Veronica : A la plage.

Keith afficha un léger sourire et une fois que sa fille fut sortit, il envoya un message pour confirmer que le plan se déroulait comme prévu.

Veronica arriva sur la plage, se demandant ce qu’elle devait chercher, après tout on ne lui avait pas laissé d’indications supplémentaires. Mais elle n’eut pas à chercher bien longtemps puisqu’on lui tapota l’épaule. Elle se retourna et aperçut un homme qui tenait plein de ballons.

Homme : Vous êtes Veronica Mars ?
Veronica : Oui.
Homme : On m’a chargé de vous donner ça.

Il lui donna les ballons, qui heureusement étaient attachés à un poids pour qu’ils ne puissent pas s’envoler et encore une nouvelle carte, cette fois ci il était écrit « Tu veux jouer à un jeu ? A toi d‘en découvrir les règles, mais si tu es venue jusqu‘ici, je suppose que tu souhaites participer, encore une fois, je te souhaite bonne chance ! ». Veronica ne savait pas quoi faire avec tous ces ballons et ne comprenait pas ce que cela pouvait signifier. Elle tourna autour des ballons et se rendit compte qu’ils étaient numérotés et qu’il y avait des mots ou des bouts de mots sur chacun. Elle comprit alors qu’il fallait les remettre dans l’ordre et s’exécuta. Elle lut le message ainsi formé « Il s’en est passé des choses sur cette plage entre nous, mais ce que l’on oublie jamais c’est notre premier baiser, tu t’en rappelles petit lynx ? »

Veronica : Petit lynx. Logan ! Oh mon dieu ! Bon d’accord il n’y a que lui pour faire un truc comme ça, n’empêche que je ne m’y attendais pas ! Je sors avec Piz, pourquoi Logan a fait tout ça alors que je pourrais très bien m’en aller sans aller voir ce qu’il a prévu après, en imaginant bien sûr qu’il ait prévu quelque chose. Il a perdu l’esprit ? Et pourquoi maintenant à la Saint Valentin ?! Et pourquoi tout ce jeu de piste, ces énigmes, ces surprises ?! Bon calme toi Veronica, tu t’es lancée là-dedans, autant aller jusqu’au bout « ce que l’on oublie jamais c’est notre premier baiser », bien sûr que je me souviens de notre premier baiser Logan, mais ça veut dire quoi ça ? Je dois faire quoi ? Me rendre au Camelot ? J’aurais bien l’air idiote de regarder tout autour de moi devant ce motel miteux.

Elle décida tout de même de se rendre au Camelot. Le parking était complètement désert, d’un côté cela la soulagea du fait que personne ne pourrait la reconnaître et d’un autre ça la désespéra car ça voulait dire que ce ne serait toujours pas ici qu’elle retrouverait Logan et donc que le jeu n’était toujours pas terminé.

Elle monta les marches qu’elle avait descendu toute frissonnante il y a bien longtemps déjà. Elle avança jusque l’emplacement où ils s’étaient embrassés pour la première fois, sans pouvoir s’empêcher de ressentir une vague de nostalgie la submerger. Elle regarda ensuite autour d’elle, se demandant si elle ne s’était pas trompée dans l’interprétation du message, elle n’avait peut être rien à faire ici. Mais alors qu’elle allait se décider à repartir, elle aperçut une feuille blanche qui était coincée sous la porte de la chambre du motel. Elle l’attrapa, la déplia et la lut. « Si tu es là, je suppose que tu as deviné qui je suis, je me demande bien comment j’ai réussi à te faire venir jusque là mais je suppose que c’est surtout grâce à ta curiosité légendaire qui veut absolument savoir comment tout ça va se terminer plutôt que grâce à mon charme fou. » Elle sourit mais en même temps il n’avait pas entièrement raison, ce n’était pas uniquement grâce à sa curiosité, elle ne savait pas pourquoi mais quand elle avait compris que c’était Logan, elle avait eu envie de se laisser prendre au jeu, de se laisser aller tout simplement. Ce qu’elle ne comprenait pas c’est pourquoi elle n’avait pas reconnut l’écriture des précédentes cartes alors que sur celle-ci elle avait tout de suite vu que c’était celle de Logan. Il devait savoir qu’elle allait se poser cette question puisqu’en reposant les yeux sur la lettre elle lut « PS : Comme je sais que tu as tendance à être une bonne détective et que tu aurais reconnut mon écriture en moins de 2 secondes, j’ai demandé à Dick d’écrire pour les premières cartes ».

Veronica : Parce que Dick sait écrire ?

« PPS : Et pas de remarques désobligeantes stp… Ah oui, j’allais oublier de te donner la prochaine indication, stupide, stupide Logan,… comme tu dois le savoir, le Camelot c’est pas franchement l’endroit le plus confortable et romantique qui existe, alors je te propose mieux… Que dirais tu petite blonde, de revenir sur le lieu de quelques réconciliations ? »

Veronica : Le Neptune Grand Hotel.

Elle se souvenait encore avoir été le voir après une dispute et l’avoir embrassé fougueusement juste après qu’il lui ait ouvert la porte. Comment oublier ce genre de choses ? Cela fait partie des bons souvenirs, évidemment Logan n’allait pas lui rappeler les mauvais.

« PPPS : Au fait, retrouves moi à 19h, avant tu as le temps de rentrer chez toi et de prévenir ton père, je ne tiens pas à ce qu’il envoie tout le FBI à mes trousses. »

Veronica sourit une nouvelle fois et suivit de nouveau les instructions, elle rentra chez elle et fila de suite dans sa chambre pour se préparer, étant donné qu’elle n’avait rien prévu, ça n’allait pas être facile. Mais quand elle entra dans sa chambre elle eut la surprise de voir un énorme bouquet de roses rouges déposé dans un vase sur son bureau et sur son lit, il y avait une robe du même rouge éclatant que les fleurs. Il y avait aussi des magnifiques escarpins assortis qui avaient été déposés sur le sol. Finalement Veronica commençait à plutôt bien aimer la Saint Valentin, ça devait bien être la première fois qu’on se pliait en quatre pour elle à ce point.
Elle enfila la robe et fut surprise de voir à quel point elle lui allait, on aurait cru qu’elle avait été faite pour elle seule. Les escarpins étaient doux et confortables, quant aux fleurs, elles diffusaient un parfum exquis. Des chocolats, une robe, une paire de chaussure et un énorme bouquet de fleurs, décidemment elle était vraiment bien gâtée niveau cadeaux. Bien plus qu’au niveau de son petit ami qui avait visiblement oublié la date du jour et tout ce qui s’y référait.
Veronica passa par la salle de bain, elle se coiffa et se maquilla sobrement, elle ne voulait pas en faire trop, la robe en elle-même suffisait déjà amplement à la rendre classe.

Quand elle sortit de sa chambre, son père resta bouche bée, il savait que sa fille était jolie mais il ne la voyait jamais se mettre en valeur à ce point, c’était comme si sa petite fille s’était transformée en femme.

Keith : Tu es très jolie chérie.

Veronica lui adressa un sourire un peu gêné.

Veronica : Merci. Je sors ce soir, je ne sais pas à quel heure je rentrerai alors ne t’inquiètes pas.
Keith : Tu vas voir Stock ?
Veronica, le corrigeant : Il s’appelle Stosh. Et… non, je vais pas le voir, j’ai… d’autres projets.

Sur ce elle tourna les talons sans plus d’explications, elle se figea cependant en entendant la dernière phrase de son père.

Keith : Amuse toi bien avec Logan, pas de bêtises.

Ses joues s’empourprèrent . Elle se retourna vers son père, lui adressa un léger sourire de remerciement, tout simplement parce qu’il acceptait tout ça, même si elle avait en même temps envie de l’étrangler parce que le traître savait tout et ne lui avait rien dit, et elle s’en alla.
C’est arrivée dans sa voiture que l’angoisse commença à monter en elle, elle se rendait enfin compte de ce qu’elle était en train de faire, et elle savait qu’elle n’avait aucune issue de secours au cas où ça tournerait mal, elle n’avait pas prévu de plan B, rien. Mais il était trop tard pour reculer, elle le savait. Et elle savait aussi qu’une part d’elle voulait vraiment plus que tout aller voir Logan même si elle avait encore un peu de mal à se faire à cette idée.

Elle roula donc jusqu’au NGH puis sortit de sa voiture, anxieuse. Elle se dirigea jusqu’au bâtiment et entra dans le hall. Elle allait se diriger vers les ascenseurs quand un membre du personnel vint la voir, lui demanda si elle était bien Veronica Mars, ce que bien sûr elle approuva. Il lui banda les yeux avec un foulard en soie et ils montèrent dans l’ascenseur. Arrivée au bon étage, elle entendit les portes s’ouvrir et quelqu’un lui prit la main. Ce n’était pas n’importe quelle main, elle l’avait reconnut, c’était SA main. Il l’entraina vers une chambre en silence et il l’installa assise sur un lit. Il lui défit enfin le foulard qui lui masquait la vue et elle put observer la pièce qui l’entourait, ce n’était pas la suite de Logan et Dick mais c’était une jolie chambre avec un lit un baldaquin recouvert de pétales de roses, il y avait des bougies dans toute la pièce, des blanches et des noires qui diffusaient une odeur chocolatée. Il y avait aussi une table ronde où étaient déposés des assiettes, des verres, une bouteille de champagne et des chandelles. Il y avait une grande porte vitrée qui menait au balcon et on pouvait apercevoir le soleil qui se couchait. Elle regarda ensuite Logan qui était vêtu assez sobrement d’une chemise noire et d’un jean.

Logan : Je n’étais pas sûr que tu viendrais.
Veronica : Moi non plus à vrai dire.

Il y eut un petit silence puis Veronica reprit la parole.

Veronica : Pourquoi tout ça ?
Logan : Parce que c’est toi.

Ca aurait pu être la phrase bien cliché qui aurait pu faire pousser un long soupir à Veronica et qui l’aurait fait partir de suite mais en réalité, son rythme cardiaque s’était emballé quand il avait prononcé ces mots. C’était peut être stupide même probablement mais Veronica la guimauve était de retour et avait pris complètement possession de ce qui restait de la Veronica en colère.

Veronica : Logan je…
Logan : Tais toi.

Il avait préféré la couper plutôt que de l’entendre dire qu’elle ne pouvait pas, que un elle sortait avec le mollusque, que deux il la dégoutait toujours à cause de l’affaire Madison, que trois on ne pouvait pas lui faire confiance et encore toute une liste lui reprochant tous les défauts de la terre.

Veronica, avec un sourire : Tu m’invites et je n’ai pas le droit de parler ?
Logan : C’est parce que je sais déjà ce que tu vas dire et je préfère éviter le désastre.
Veronica : C’est dommage parce que je n’allais rien dire de mauvais pour toi.
Logan, surpris : Et qu’est ce tu allais dire ?
Veronica : Trop tard, je ne dirais rien.
Logan : Quoi ?
Veronica : Tu avais cas m’écouter avant.

Logan secoua la tête tandis qu’un sourie amusé s’étira sur son visage.

Logan : Bien, dans ce cas mangeons.

Ils s’installèrent à table et partagèrent un repas, s’échangeant des regards dont eux seuls avaient le secret à la lueur des bougies.

Veronica : Ca t’a bien amusé de me faire tourner en bourrique toute la journée ?
Logan : Quoi ? Avec tous les cadeaux que je t’ai offert tu oses encore te plaindre ? Aucune reconnaissance…
Veronica : Je parlais de ton petit jeu.
Logan : Est-ce que si je t’aurais demandé de venir dîner tout simplement comme ça tu aurais dit oui ?
Veronica, avouant : Je ne crois pas.
Logan : Alors voilà, j’ai réussi mon coup.
Veronica : Bravo Logan, mais je ne sais pas à quoi ça va t’avancer, tu vas avoir une petite blonde qui va t’ennuyer toute la soirée, tu aurais du demander à Dick ça revenait au même. Il peut même jouer aux jeux vidéos lui.
Logan : Oui mais lui je ne peux pas le contempler, il n’est pas aussi jolie que toi. Et je crois qu’il a autre chose à faire de sa Saint Valentin.
Veronica, riant : Ah parce que tu m’as invitée juste parce que je suis jolie et que ton super pote est pas dispo, très flatteur.
Logan : Je t’ai invitée parce que tu es jolie, intelligente, drôle, chiante, fouineuse, incapable de faire confiance à qui que ce soit, pour tous tes défauts et pour toutes tes qualités, parce que j’aime tout de toi et parce que pour rien au monde je ne voudrais te changer. Je t’aime Veronica et sincèrement je n’en peux plus de ce jeu auquel on joue au quotidien, ça n’a aucun sens, on trouve toujours quelque chose à se reprocher, tu sors avec un type que tu n’aimes pas tout simplement parce qu’il n’a pas tes défauts et que du coup tu ne souffriras pas mais tu t’enfermes dans une relation ennuyeuse et inutile et j’ai fait pareil avec Parker, j’ai cherché une fille qui ne me reprocherait jamais rien et qui n’était pas assez intelligente pour voir ce qui se passait sous son nez. Je ne l’aimais pas et je n’aurais jamais pu l’aimer parce qu’elle n’est pas toi.

Veronica avala difficilement sa salive, si au départ ils parlaient tous les deux plutôt en plaisanterie pour éviter les sujets sérieux là c’était différent, il lui avait fait une longue déclaration, il avait l’air sincère et tout ce qu’il avait dit était la pur réalité de A à Z et tout ce qu’il avait dit, elle le pensait aussi même si elle avait eu un mal fou à le reconnaître et que encore maintenant c’était difficile pour elle à admettre.
Ils s’étaient levés tous les deux de tables et se fixaient, ils ne pouvaient pas détacher leurs regards, ils étaient comme hypnotisés.

Veronica : Logan.

Elle marqua une pause.

Veronica : Je crois que je t’aime.

En fait elle ne croyait pas, elle savait, elle était sûre maintenant, elle n’avait jamais aimé quelqu’un comme lui, Duncan, Troy, Léo, Piz aucun d’eux ne l’avait jamais fait ressentir quoi que ce soit de fort. Alors peut être qu’elle avait peur de ce sentiment mais maintenant elle était prête.
Elle s’approcha un peu plus de Logan et celui-ci franchit les quelques centimètres qui le séparait encore de ses lèvres. Ils échangèrent un long baiser passionné, rattrapant le temps perdu, tout ce temps où ils avaient vécus si vides. Ils se laissèrent tomber sur le lit tout en continuant de s’embrasser. Logan s’écarta légèrement d’elle pour reprendre son souffle.

Logan, lui caressant la joue : Je t’aime petit lynx.


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3 OS Lani le Dim 13 Fév 2011, 23:30

cha

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OS Saint Valentin
Lani


- Meg ? C’est toi ?
Elle sursauta.
- Dick ?
- Et oui, comme tu vois …
Elle était surprise : surprise qu’il fasse déjà si sombre, surprise que Dick soit à la plage à cette heure là un soir de Saint Valentin.
Elle lui sourit.
Il s’accroupit à sa hauteur et la détailla, un sourire amusé aux lèvres :
- Tu as cramé fit-il en lui caressant la joue.
Elle eut le réflexe de porter sa main à sa joue, leurs doigts s’effleurèrent.
- Il va falloir que tu mettes de la crème.
- Merci pour le conseil beauté… Que viens-tu faire par ici ?
- Me promener et il faut croire te retrouver ?

Elle rit et pencha la tête en arrière. Sacrée conversation…
- Tu n’as pas d’autres projets pour ce soir ? Où peut être qu’il est trop tôt …
- Plus de projet, non …
Elle était intriguée.
Il l’aida à se relever et se plaça devant elle :
- Et toi que fais-tu là ?
- Rien de plus que ce que tu as vu …
- Tu n’es pas avec …
Elle l’interrompit :
- Non, plus … Ne me regarde pas comme cela, fit-elle en souriant. J’ai repris ma liberté, sur tous les plans avant qu’il soit trop tard.

Elle sauta à pieds joints dans les vagues qui venaient s’échouer sur la plage. Elle faisait des petits sauts puis s’arrêta net, il la regardait. Elle devinait son sourire, ses traits mais ne distinguait pas ses yeux.
- Vous me prenez pour une folle monsieur Casablancas ?
- Non mademoiselle Manning, j’apprécie ce que vous me dévoilez, répondit il en s’approchant.
Il lui tendit la main pour qu’elle sorte de l’eau. Elle accepta.
- Tu veux que je te raccompagne ?
- Ne t’inquiète pas, j’habite à même pas 5 minutes…
- Tu as déménagé ?
- Tu vois le bâtiment là bas ?
- Celui avec les baies vitrées ?
- Oui, je vis là, dans un appart.
Il ne cachait pas sa surprise.
- Toute seule ?
- Oui, comme une grande !

Il se demandait ce que cela signifiait. Il avait plongé son regard dans le sien mais il n’y voyait que cette lueur malicieuse. Celle qui avait déjà attiré son attention trois semaines plus tôt et qui le hantait.

Elle le prit par le bras, le tirant de sa rêverie :
- Alors dis-moi la vérité, quel projet a le grand Dick pour profiter de sa soirée de la Saint Valentin ?
- Rien de spécial … Je te l’ai dit.
- Rhoooo, ça me parait fou ! Et ton image de marque alors ?!
Elle le sentit se crisper et prendre un peu de distance.
- Que devrais-je dire après t’avoir trouvé là et vu bondir dans les vagues comme si tu avais 5 ans !
- Je t’ai vexé ? demanda t elle d’une voix douce.
- Mais non, Dick is Dick.
Le cœur n’y était pas. Elle posa sa main sur son bras.
- Hey ! Ne te carapate pas. Raccompagne moi plutôt, c’était une bonne idée finalement…
Elle se retint de préciser qu’elle avait aperçu Duncan au loin. Son ex petit ami. S’il fallait elle irait volontiers jusque sur la lune pour le fuir.
Dick passa son bras sur ses épaules, elle était frigorifiée, il le lui fit remarquer, elle lui tira la langue. Il secoua la tête en riant et ils prirent la direction de l’appartement.

Arrivée à proximité de l’entrée, une voix hargneuse les apostropha :
- Je savais bien que tu n’étais qu’une salope toi aussi ! Une belle salope qui prend sans rien donner !
Dick se retourna pour affronter l’importun.
- Duncan ? Ca ne va pas non ?!!!
- Quoi Casablancas ? Je ne t’ai pas parlé à toi ! C’est à elle que je parle, cracha t il en montrant Meg du doigt. Elle m’a quitté comme ça ! Mais je viens prendre ce que je mérite, c’est la Saint Valentin après tout…
Il fit mine de s’approcher. Il se retrouva face à un Dick fort peu amène.
- Tu ferais mieux de partir !
- Si quelqu’un doit la sauter ce soir ce sera moi, mais je peux t’appeler quand j en aurais fini si …
Il n’eut pas l’occasion de finir. Le poing d’un surfeur blond lui fit exploser la mâchoire puis le nez. Duncan s’effondra sous la violence du coup.
- DEGAGE !! Ne t’approche plus d’elle, ne la salis plus ! JAMAIS ! Sache que j’y veillerai !
Duncan ne bougeait pas. Allongé au sol, il était clairement sonné.

Dick se retourna vers Meg, elle était visiblement choquée. Elle sursauta quand il posa sa main sur son bras.
- …
- Ne reste pas là, viens.
Elle ne bougea pas d’un pouce. Il lui prit la main et l’entraîna vers la porte de l’immeuble sans un regard de plus pour l’indigent. Comme une automate, Meg ouvrit la porte de l’immeuble, s’engouffra dans l’ascenseur, puis dans son appartement.
Dick était paniqué à l’entrée de la porte. Timidement il passa la tête pour apercevoir l’intérieur de l’appartement.
Meg se retourna et fut amusée de le découvrir aussi embarrassé.
- Je n’ai pas commandé de portier pour mon anniversaire et tu es trop encombrant pour servir d’ornement de pas de porte ! Entre donc !
Elle avait retrouvé le sourire, et quel sourire ! Ce sourire qui l’habitait depuis des jours et des jours, sabotant ses talents de Casanova. Il se décida à entrer, referma la porte et s’y adossa.
Il réagit alors à ses propos.
- C’est ton anniversaire Meg ?
- Oui Dick ! Officiellement 18 ans aujourd’hui, fanfaronna t elle.
- Et tu es seule ?
- Tu es là …
Piégé.
- Tu as l’art et la manière d’esquiver Miss Manning !
Elle lui fit un clin d’œil.
- Mais j’ai de quoi me faire pardonner…
Elle lui fit signe de la suivre. Une fois à la cuisine, il fut saisi par une odeur alléchante et stupéfait du spectacle qu’il découvrit :
- Quel chantier !
- Dis donc ! Je fais des expériences !
En fait d’expériences, Meg avait transformé sa cuisine en véritable atelier du chocolat.
- Tu veux goûter ou je te montre ?
- Les deux c’est possible ? demanda t’il en s’approchant.
- Hum je ne sais pas… répondit elle avec une moue concentrée.
- S’il te plait…
Il la regardait avec une telle intensité qu’elle faillit se noyer dans ses yeux clairs. Elle se ressaisit. Attrapant un carré elle le lui présenta :
- Croque ce chocolat ! dit-elle du bout des lèvres.
Il déglutit et goûta à la bouchée.
- Verdict ?
- Il parait si simple mais il cache bien son jeu. Piment ?!
Elle acquiesça, triomphante. Le regard qu’il posa ensuite sur elle la troubla.
- Et ma leçon ?
Elle rit.
- Truffes !
- Quoi ?
- Pousse-toi !
Elle l’écarta, attrapa le chocolat amer et la pâte qu’elle avait préparé avant de sortir, posa le tout sur le comptoir. Elle saupoudra ensuite le comptoir de chocolat et coupa des morceaux de pâte molle.
Elle prit l’une des mains de Dick, y plaça l’un de ces morceaux et commença à le faire rouler. Elle releva les yeux et croisa son regard.
Il baissa les yeux et continua seul. Concentré. Elle le laissa faire, amusée, et partit à la cuisinière.
Elle se concentra sur sa casserole, remuant son mélange, consciencieusement. Elle fut surprise de le sentir derrière elle.
- Que fais-tu ?
- De la ganache, c’est prêt.
Il la contourna pour la poser sur le comptoir. Elle découvrit le plateau de truffes.
- Que veux-tu en faire ?
- Je ne sais pas ?
Il la regarda en arquant un sourcil.
- C’était pour m’occuper.
- Pour t’occuper ?
- Oui … Murmura t elle.
- Je te perturbe ?
- … Tu veux goûter ?
- L’art d’esquiver, hein ?!
Elle lui tendit la cuillère. Il approcha sa bouche mais mutine elle lui caressa la joue avec. Il la regardait impassible, les yeux pétillants.
Audacieuse, elle fit l’autre joue, les lèvres.
- Satisfaite ?
- Assez …
Il plongea son doigt directement dans la casserole. Elle se retrouva avec un collier dessiné le long de la base de son cou. Ce contact délicat l’électrisa.
- Joyeux anniversaire Meg …
- Tu n’aurais pas du, c’est beaucoup trop !
Il plaça son index sur son nez. Et voilà Meg avec le museau du petit ours brun.
- Tu es magnifique... lâcha t il d’une voix rauque.
- C’est cela oui …
- Si j’osais, je dirais même à croquer…
Elle ne répondit pas, ne sourit pas. Son cœur battait comme un fou, résonnant dans chaque partie de son corps.
Il l’attira à lui pour déposer ses lèvres sur les siennes. Doucement. Il lui caressait les lèvres de ses baisers.
- Elle est réussie ma ganache, je suis contente…
Il rigola.
- Tu es sûre ?
Elle plissa les yeux. Il se pencha vers elle pour embrasser la base de son cou…
Quelque chose explosa en elle, libérant des milliers de frissons.
- Tu manges mon cadeau ? demanda t elle dans un souffle.
- Permission accordée ?
- Hum …
Pendant qu’elle faisait mine de réfléchir, il retrempa son doigt dans le chocolat et entrepris un nouveau dessin. Cette fois ci il s’éloigna de la base de son cou. Ecartant la tunique, il dessina le tracé d’une épaule et laissa son doigt descendre lentement.
Cette douce caresse la rendait folle. Elle avait fermé les yeux, elle savourait chaque seconde.
Puis plus rien.
Elle rouvrit les yeux.
Il semblait attendre son aval. Elle était pétrifiée. Qu’était-elle sensée faire ?
Son corps s’impatientait. Elle déglutit, puis le fixant elle déboutonna les premiers boutons de sa tunique.
- Il parait qu’un bijou est fait pour mettre en valeur un décolleté…
- Ah oui ?!
Sa voix était rocailleuse. Elle sentait sa chaleur. Sa retenue la rassurait et l’exaspérait. C’était lui. C’était maintenant.
Elle le défia du regard. Il la contempla, la détailla. Figé.
Elle lui caressa la joue, la lui embrassa.
Il hésitait, il voulait la préserver, l’…. Oui. L’aimer.

Elle se détourna soudain. Combien de temps était il resté muet ? Immobile ? Il sentit qu’il l’avait blessé.
Il la rattrapa dans le couloir. L’enserra et la tenant dos à lui, lui dévora le cou tendrement, sensuellement. Elle s’appuyait de tout son poids contre lui, guida ses mains sur la peau de son ventre, sur les boutons de son jean. N’y tenant plus elle pivota.
- Tu as mangé tout mon cadeau…
Il sourit.
- Il m’en faut un autre …
- Tu as idée de ce que tu veux ?
- Toi !
Ses doutes s’étaient enfuis avec la caresse de ce petit mot, la caresse des doigts de Meg.
Il la prit dans ses bras, lui montrant que lui aussi la voulait elle, ne voulait qu’elle.
Il l’allongea sur le lit impeccable. Rapidement les vêtements partirent compléter la décoration sommaire de la chambre.
Elle était nue. Belle. A lui …
Il la couvrit de baisers. Le goût du chocolat se mêlait au goût de sa peau. Les yeux fermés elle semblait savourer chacune de ses caresses.
A cheval sur elle, il sourit et interrompit ses caresses.
Elle ouvrit rapidement un œil. Il plongea son regard dans le sien et se pencha sur elle.
- Oui ?
- Pourquoi tu t’arrêtes ? souffla t-elle.
Il encadra son visage de ses mains.
- Tu es sûre de toi ?
Elle sourit et se redressa pour l’embrasser. Instinctivement les mains de Dick se promenèrent à nouveau sur son corps.
Audacieuse, Meg finit par laisser les siennes glisser sur le corps de celui qui lui procurait déjà du plaisir. Puis elle murmura à son oreille :
- Et toi ?
Il la regardait hypnotisé.
- Tu me hantais depuis cette heure de colle que l’on a passé ensemble … ton cours m’a rendu fou, tes doigts sur les miens, tes regards plein de défi … J’ai envie de toi Meg.
Il lui déposa un baiser sur les lèvres. Elle y mit fin, souriante et lui chuchota en rougissant :
- Fais-moi découvrir l’amour…

Il la caressa de nouveau de ses lèvres, lui fit l’amour tendrement puis passionnément. Le chocolat, la sensualité avaient mis le feu à leur sens.
Une première fois pour elle, une renaissance pour lui.
Pour tous les deux une Saint Valentin inoubliable.


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4 OS Cha le Dim 13 Fév 2011, 23:31

cha

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Clef à molette de Weevil
OS Saint Valentin
Cha


Cela faisait maintenant trois longues et interminables heures qu’ils étaient coincés ici. Et, contrairement à ce que l’on pouvait penser au premier abord, c’était pour Weewil que c’était le plus difficile.

Flash bak

« - Hé Weewil tu fais quoi ? On se casse, ça a sonné !
- Ouais Felix, attends moi dehors j’ai des trucs à prendre dans mon casier avant. »

Felix avait soupiré mais il n’avait rien dit. Depuis que Weewil s’était mis à discuter avec cette blanche de Veronica Mars, il avait changé. Oh, bien sûr, c’était toujours le chef des motards mais quand même, qui a idée de récupérer des trucs dans son casier à la fin des cours ?

« - Madison ?
- Oui, j’arrive ! »

Madison n’avait aucune de sortir sans s’être au préalable regarder une dernière fois dans un miroir. Logan Echolls était célibataire et n’allait pas tarder à lui tomber dans les bras, il fallait qu’elle soit prête à tout instant.
Elle avait donc pris la direction des toilettes afin de se refaire une beauté.

Quand elle était ressortir, une petite quinzaine de minutes plus tard, elle avait trouvé ce mexicain mal élevé devant la porte du lycée, accroupis et le visage dans les bras.

« - Pousses-toi, pauvre nul, tu bloques le passage ! »

Il avait levé les yeux vers elle.

« - Quel passage blondasse ? Ils ont tout fermé !
- Pardon ? »

Weewil avait levé les yeux au ciel. Décidément, ce qu’on disait à propos de Madison Sinclair n’était pas que rumeurs, elle avait le Q.I d’un escargot !

« - Moi dire à toi : concierge a fermé portes ! »

Il avait mis sur son visage un sourire narquois, lui montrant ainsi à quel point il l’a trouvait nulle.

« - Mais… Mais ils ne peuvent pas faire cela, je suis encore là !!
- T’es pas toute seule idiote ! »

Madison avait jeté un regard furieux à Weewil avant de prendre son portable qui se trouvait dans sa poche.
Elle composa rapidement un numéro.

« - Papa !! Je suis enfermée dans le lycée avec un pauvre !... Quoi ?... Mais, non ! »

Elle raccrocha son téléphone et le jeta de rage de toutes ses forces contre le mur. Son père venait de lui dire qu’il ne pouvait rien faire pour elle. Pour une fois, elle devait se débrouiller toute seule.

« - Bravo ! Maintenant on ne peut plus appeler personne pour qu’il vienne nous libérer ! »

Weewil commençait sérieusement à se demander comment elle pouvait avoir de meilleurs résultats que lui à l’école ! Etre bête comme cela, c’était pas toléré par la loi humaine, si ?

Il se leva et commença à marcher dans le couloir.

« - Où vas-tu ? Reviens ! Ne me laisse pas toute seule !!, lui hurla Madison.
- Je vais à la cantine, il y a de quoi manger là-bas au moins ! »

Madison s’empressa de le suivre. Et c’est de cette façon que commença l’histoire entre Madison Sinclair et Eli « Weewil » Navarro.

Fin du Flash back


C’était les heures les plus longues du monde pour Weewil. Madison ne faisait que râler pour tout et rien, les chaises trop grandes, les assiettes qu’ils n’avaient pas réussit à trouver…

« - Tu sais, je ne comprends pas pourquoi tu ne m’apprécient pas, dit Madison. »

Elle était soin au bord de la dépression, soit elle avait bu en douce, parce qu’elle était là, à moitié allongée sur la table et voilà qu’elle commençait à parler de ce qu’elle ressentait.

« - Tout le monde m’aime pourtant !
- Non Madison, personne ne peux te voir mais personne n’ose le dire ! »

Weewil en avait vraiment par-dessus la tête de devoir rester avec Madison.

« - Bien sûr mais tout le monde aime Veronica Mars, hein ? »

Mais de quoi elle voulait parler et que venait faire Veronica dans cette histoire ?

« - Heu… c’est-à-dire…
- Je le sais bien, d’ailleurs toi et Logan vous en êtes amoureux !
- Logan je ne sais pas mais moi non !
- C’est vrai ? »

Madison avait retrouvé le sourire. Tout à coup, elle se leva et alla s’asseoir sur les genoux de Weewil. Celui-ci fit complétement décontenancé. Il essaya de la repousser.

« - Madison, mais tu fais quoi ?
- Oh, tu vois que j’ai raison ! Tu aimes Veronica Mars !
- Je t’assure que non ! »

Madison, qui était debout face à lui, s’accroupit à sa hauteur et l’embrassa. Weewil se sentit bizarre tout à coup. Il n’avait jamais ressentit cela, même pas avec Lilly Kane. Une explosion de sentiment se sentait sentir dans tout son corps.

« - Si seulement, nous avions un lit !, soupira Madison. »

Weewil lui fit un grand sourire. C’est vrai que c’était étrange, Madison Sinclair qui faisait un pas de géant vers lui et lui qui y répondait comme cela. Mais c’était sûrement le destin qui avait fait en sorte qu’ils se retrouvent tous les deux coincés dans le lycée. C’était leur destiné d’être ensemble.

De façon très étrange, le couple Weewil Madison venait de se former.

« - Oui, si seulement, mais de toute façon, tu ne trouves pas que cela est un peu tôt ?,lui répondit-il.
- Mais on pourrait se consoler en avalant des tonnes de chocolat ? Il paraît que c’est bon quand on se sent un peu déprimé et moi ça me déprime que l’on ne puisse pas sortir d’ici pour faire des ballades en amoureux sur le bord de la plage.
- Cela viendra, tu verras. Mais les autres vont se poser des questions !
- On s’en fiche, on est bien ensemble, non ? »

Weewil hocha positivement la tête.
Madison semblait aussi excitée qu’un matin de Noël. Elle était attendrissante comme cela.


Attendrissante ?

Weewil se réveilla d’un seul coup, transpirant, regardant d’un air paniqué autour de lui et soupira quand il se rendit compte que tout cela n’était qu’un rêve…


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L'amour reste un combat...un combat entre ce qu'on est et ce que l'être aimé voudrait qu'on soit...

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5 OS Chipster le Lun 14 Fév 2011, 11:15

cha

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OS Saint Valentin
Chipster


Mac se mit un peu de blush sur les pommettes. Elle soupira en voyant son reflet dans le miroir.
Ce soir elle avait pris le temps de se faire belle, longue douche, masque pour les cheveux, épilation, masque pour le visage… Puis elle s’était fait un brushing dans les règles. Elle avait choisi avec soin sa robe. Elle avait ensuite filé dans la salle de bain se maquiller en accord avec sa robe.
Elle s’appuya à deux mains sur le bord du lavabo et inspira profondément pour ne pas affronter la douleur qui lui tiraillait le cœur depuis le début de la matinée.
Elle avait ouvert les yeux sur cette idée fixe, c’était la saint valentin.

Tout au long de la journée, elle s’était collée un sourire sur le visage. Comme à son habitude, Veronica n’avait rien vu, trop occupée à se débattre dans sa pseudo histoire d’amour avec Logan. Wallace n’avait pas dénié pointer le bout de son nez, peut être la faute à la jolie pompom girls dont il n’arrêtait pas de parler la veille.
Aujourd’hui Mac c’était sentit seule. Elle croisa à nouveau son reflet, se redressa, carra les épaules, releva le menton. Ce moment de faiblesse passait, elle reprit son rituel, une touche de gloss, un soupçon de parfum sur le cou et sur les poignets.
C’est l’heure, Mac sortit de sa chambre universitaire. Chaussée de ses plus beaux escarpins, Mac s’inventa une démarche légère d’une valentine rejoignant son valentin.

La maison des beta gamma n’était pas très loin, on entendait déjà la musique. La fête avait dû commencer.
Devant la maison, Mac fit une pause, prit une inspiration, sourit et entra. Le plus gros des étudiants était déjà là. Elle se dirigea vers le bar, un verre à la main ça fait toujours bien dans ces soirées. Elle but le premier d’un trait, et prit un second pour avoir les mains pleines.
Finalement elle était un peu stressée. Elle avait peut être trop misé sur cette soirée. Elle avait peur d’être déçue.
Un garçon avec une rose rouge lui tapota l’épaule, elle se retourna en souriant.
- Euh désolé je t’ai confondu.
- Il y a pas de mal, répondit Mac son sourire toujours plaqué sur le visage.
Elle piqua du nez dans son verre, le temps que l’humiliation de l’espoir vain s’efface.

La soirée était un véritable fiasco. Non seulement le sentiment de solitude était plus présent que jamais mais en plus elle se sentait bête et moche. Aucun garçon ne l’avait regardé. A bien y réfléchir, elle était aussi légèrement pompette.
Finalement ce fut trop dur, Mac sortit comme une furie du coin où elle s’était recluse pour fuir cette maison de malheur.
La porte d’entrée était à portée de vue. Elle accéléra et baissa la tête.
A peine eut elle passée la porte qu’elle se retrouva par terre assise sur les fesses. Ce n’était définitivement pas sa soirée. Une main se tendit, elle la saisit et se releva.
- Tiens Mac, tu ne tiens pas la chandelle à Veronica et Logan ce soir ?
Dick était face à elle, tout fier de lui. Là tout à coup ce fut trop. Mac mit quelques secondes pour comprendre qu’elle était entrain de pleurer. Dick sembla paniqué.
- Eh te mets pas dans cet état. C’était pas méchant, c’est comme ça qu’on parle. Je t’envois une phrase bien placée, tu m’en renvois une etc, expliqua le grand blond les yeux écarquillés.
- C’est pas ça, réussit à articuler Mac entre deux sanglots.
Dick se gratta la tête ennuyé. Les nanas il préférait les draguer, coucher avec et décamper pour ne pas avoir à vivre les crises de larmes et tout le reste. Logan avait l’air d’être en phase avec sa peste en ce moment, s’il apprenait qu’il avait laissé Mac comme ça, il était bon pour une leçon de morale.
Dick tapota maladroitement l’épaule de Mac.
- Allez ça va allez ! Tu as tes règles ou un truc comme ça, demanda Dick.
Mac le dévisagea un instant.
- Quoi ? ça ne vous fait pas pleurer ce genre de machins ? se défendit Dick
Les quelques verres qu’elle avait bu, le stress qu’elle s’était mis y furent surement pour quelque chose mais Mac explosa de rire. Ce mec ne connaissait rien aux femmes.
- Quoi ? Qu’est ce que j’ai dis ? Attends c’est pas les règles du jeu ça ! Tu dois me dire la vacherie à haute voix que je puisse te répondre sur le même ton, s’emporta Dick.
- J’ai pas mes règles Dick.
Si jamais on lui avait dit qu’elle parlerait de ce sujet avec Dick, elle se serait moquée de l’aliéné mental qui aurait pu penser ça. Si seulement son mal être avait pu venir de ses hormones. Cette dernière réflexion eut pour effet de lui remettre les larmes aux yeux.
- Ok stop les grandes eaux, je retire pense ce que tu veux, annonça Dick en partant.
- Je ne suis pas baisable, finit par lâcher Mac toujours en larmes.
Dick se retourna d’un bloc, croyant avoir mal entendu. Mac était là devant lui, les épaules basses, le regardant droit dans les yeux, une immense détresse sur le visage.
Est-ce parce qu’il avait déjà vu cette expression trop souvent dans sa jeunesse sans avoir réagi ou est ce le type qui commençait à s’approcher de Mac un sourire mal sain aux lèvres, Dick ne su pas le dire mais il se précipita sur elle. Il la prit par le bras pour l’amener à l’écart. Il vit un banc dans le jardin et l’entraina à sa suite.
- Tu sais que si je t’avais dis ça, tu m’aurais surement giflé ou ta copine aurait joué du taser sur mes côtes. Donc qu’on soit bien d’accord, tu en es arrivée à cette conclusion seule, ok ?
Mac pleurait à nouveau à chaudes larmes. Dick souffla un coup, cette fille était peut être folle enfin de compte.
- Je nierais ça si tu le répète mais moi je te trouve baisable. Bon un peu moins maintenant que ton maquillage coule de partout mais bon. C’est juste ça ? demanda Dick près à partir.
Mac renifla.
- C’est Cassidy
Cela faisait un moment que personne n’avait prononcé ce prénom en sa présence, Dick réprima un frisson.
- Qu’est ce que Cass…Qu’est ce qu’il vient faire là ? demanda Dick soudain mal à l’aise.
- Je crois que je ne trouverais plus personne capable de vouloir sortir avec moi. J’en viens même à regretter sa mort malgré tout ce qu’il a pu faire.
Dick grinça des dents.
- Tu as eu d’autres copains depuis lui ! Pourquoi tu ramènes ça sur le tapis, demanda t il un peu trop sèchement que ce qu’il avait prévu.
- Aucun n’a jamais voulu trop s’engager avec moi. C’est ma faute….
Mac se remit à pleurer de plus belle. Dick leva les yeux au ciel, c’était bien sa veine, coincé avec une dépressive qui lui parlait de son frère. Il fallait qu’il réagisse avant de perdre toute sa soirée. L’ombre de Cassidy planait beaucoup trop près à son goût.
- Ok Mac regarde moi, ordonna t il en lui prenant le visage entre les mains.
Mac renifla et le regarda tristement.
- Ecoute moi bien parce que tu m’entendras plus jamais parler aussi sérieusement. Cassidy était quelqu’un d’exceptionnel mais aussi quelqu’un de très perturbé. Voyant que Mac allait répondre Dick reprit de plus belle. J’ai participé à créer son enfer. Je l’ai laissé se murer dans sa folie par bêtise ou par paresse de devoir m’occuper de quelqu’un d’autre.
La seule et unique personne qui ait réussi à faire tomber ses défenses qu’il s’était mis des années à construire c’est toi. Dick s’essuya rapidement une larme de rage qui menacée de couler au coin de son œil.
Toi ! Personne d’autre ! Tu as su l’intriguer par ton esprit, le séduire par ton charme même s’il faut le dire à l’époque il était bien caché. C’est ta douceur ou ce je ne sais quoi que tu dégages qui a réussit à lui faire espérer qu’il pouvait vivre comme tout le monde.
Si tu as pu créer ça chez lui alors crois moi que les mecs qui passent leur chemin sans un regard pour toi sont des idiots.
Mac le regardait hébétée par son discours, les yeux rougis. Tout à coup Dick sauta du banc la main devant la bouche.
Mac n’avait toujours pas bougé, elle le regardait faire les cents pas devant elle. Il avait l’air perdu tout à coup. Il s’approcha enfin d’elle.
- Tu es saoule ? demanda t il de bout en blanc
- Non
- Non parce que Logan et Veronica font toujours ce genre de trucs et après le lendemain ils font mine de se souvenir de rien….
- Quoi ? l’interrompit Mac complètement perdue.
Dick inspira un grand coup. Il avait peine à croire ce qu’il allait faire.
- Mac bouge pas et surtout me tape pas, demanda Dick en se penchant vers elle pour l’embrasser.
Loupé ! Mac recula et lui mis un coup dans la poitrine.
- Mais qu’est ce que tu fais, demanda t elle outrée.
Dick baissa les yeux déçu, il s’assied face à elle.
- Je ne suis pas comme Logan à vous faire fondre d’un regard fiévreux. Je ne suis pas comme ces mecs qui font des grandes déclarations. En fait je suis moi, un peu lourd de temps en temps avec des idées beaucoup moins romantique genre une soirée au lit à se lécher du chocolat sur le corps. J’ai jamais fais ça avant. En fait pas le chocolat, mais ce que je veux te dire, s’embrouilla Dick.
Il avala la boule qui se formait dans sa gorge.
- Mac ce que je viens de te dire tout à l’heure je le pensais sincèrement. Mis à part à cet instant précis où tu ressembles à un panda, je te trouve très jolie…. On est différent j’en suis conscient mais…En fait…Putain que c’est dur à faire ce genre de truc, s’énerva Dick devant une Mac de plus en plus perdue. Bon en clair ce que j’essaye de te dire c’est que même si je ne suis pas le genre mec idéal, j’aimerai beaucoup sortir avec toi.
Mac ouvrit de grands yeux mais ne réagit pas. Son cerveau prenait l’idée, la retournait dans tous les sens mais ne savait pas qu’en faire.
- Mac, je ne te promets pas le mariage ou un truc à la vie à la mort. Je veux juste qu’on essaye une relation ou on se prend pas la tête et on voit où ça nous mène. Je ne suis pas tout le temps le mec lourd que tu connais.
Le silence se fit, Dick n’osait plus bouger et encore moins en rajouter.
- D’accord, s’entendit-elle dire
- T’es d’accord ? demanda Dick tout aussi étonné.
- Je crois, sourit Mac
Dick se pencha doucement pour l’embrasser. Elle se laissa faire cette fois. Tandis que leurs lèvres s’unissaient pour la première fois, l’un et l’autre essayaient encore de se faire à l’idée.
Mac sentit sa cage thoracique se libérer d’un poids quand Dick lui souffla doucement à l’oreille d’une voix rauque, je suis content. Elle se mordilla la lèvre, elle aussi l’était.
Aucun d’eux ne savait où cette relation improbable allait les amener mais finalement pourquoi pas être heureux en attendant de le savoir.


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